Le 22 septembre 1993, le corps sans vie de Guy Denizot est découvert dans sa résidence secondaire à Vendôme. Après avoir initialement suivi la piste d'un crime d'opportunité (« crime de rôdeur »), les enquêteurs orientent leurs soupçons vers l'épouse de la victime, Jacqueline Boissinot. Celle-ci avait en effet dissipé l'héritage avant de disparaître au Maroc, où elle a purgé une peine pour escroquerie.
Localisée puis expulsée du Maroc en décembre 2003, elle est interpellée en France en janvier 2004. Suspectée d'avoir cherché un tueur à gages avant les faits et n'ayant jamais pris de nouvelles de l'enquête pendant dix ans, elle est mise en examen du chef de complicité de meurtre et placée en détention provisoire.
À l'issue des débats en appel, Jacqueline Boissinot a été condamnée à 15 ans de réclusion criminelle pour son rôle (complicité / commandite) dans le meurtre de son époux, Guy Denizot.